Me revoilààààààà !!!

Me revoilààààààà !!!

Tadaaaaaa me revoilààààààà !!!!!

Vous avez passé de bonne vacances ? La rentrée s’est bien passée ?

Me voici de nouveau ici !! Hehe ! C’est tout simplement parce que j’ai pu bien profiter de ces derniers mois pour faire une petite pause et que je peux désormais – à nouveau- reprendre le chemin pour mes aventures !

Avec le gynéco, nous prévoyons de transférer notre dernier petit embryon le 28/10/2019. Exactement dans 1 mois et 4 jours.

Avec le début de mes règles il y a quelques jours, j’ai déjà commencé le traitement sous pilule + aspegic nourrissons + acide folique.

Dès le 07/10, je pourrai commencer les patchs Vivelledot. Et ensuite les piqûres … hum … on en est pas encore là … Pour le moment, je continue ce que je fais depuis plusieurs mois.

Qu’est ce que j’ai fais ces derniers mois ?

Heu … disons que … pas grand chose … que des trucs « mais c’est du bon sens voyons !« , mais qu’on n’oublie au fil du temps, au fil qu’on « s’occidentalise« .

Alors que faire avant un transfert d’embryon ?

1- Manger correctement

Prendre un petit déjeuner. A la chinoise bien évidement, pas un riz cantonais, mais du bouillon, du congee ou une soupe aux nouilles pour bien réchauffer le corps (bien qu’il fasse 30 degrés mais c’est pas grave) + un verre d’eau tiède avant même d’avoir manger !

1bis – Ne pas manger des trucs qui sortent du frigo

Eh bien, on dit bye-bye aux bols de céréale qu’on se verse avec du lait sortant du frigo. Puisque le but est de réchauffer le corps ! J’ai du renier un peu sur les gaspachos, les carpaccios, les frappuccino, les tartares, les sushis, les sashimis, les glaces, bref, la liste est longue mais je me dis que c’est pour une bonne cause ! Tiens bon !

2- Avoir une activité physique :

Même semblant ! C’est à dire qu’avant de me mettre à courir pendant 45min par jour, je commençais par une petite séance de yoga de 20min, et ensuite ça monte en crescendo. 30 min de yoga ; 20 min de marche rapide ; 30 min de trotte ; 45 min de course. Une chose à la fois, ça viendra avec le temps. Le but est de bouger pour faire circuler le sang. Et l’intérêt c’est d’en faire un peu chaque jour, donc ça sert à rien de faire un marathon une fois tout les 36 du mois.

3- Plonger ses pieds dans de l’eau de gingembre

Toujours dans le même esprit de réchauffer son corps, le gingembre est un bon remède. Mettre un morceau de gingembre aplati dans de l’eau et le porter à l’ébullition. Laisser refroidir jusqu’à environ 40 degrés, et tremper ses pieds dedans jusqu’à la cheville, chaque soir avant d’aller dormir.

4- Dormir et se lever à des heures correctes !

Il est important d’établir un rythme stable pour notre organisme. Dormir, manger et se lever à des heures similaires chaque jour est important ! Il est inutile de se dire qu’on dormira chaque soir à 20h après le transfert et qu’avant on peut se permettre des nuits blanches, parce que ça ne fonctionne pas comme ça … Je dormais vers les 23h et je me levais vers 7h30.

Donc voilà c’est un peu tout. C’est un peu ma liste suite à mes nombreuse expérience. Avant, je n’y croyais pas trop et il m’arrive encore de me demander si tout ce que je fais contribue à quoi que ce soit. Mais après tout, comme on ne peut plus faire grand chose à notre niveau … au moins ça me donne l’impression que je participe à la réussite d’une éventuelle grossesse ! Et ça, ça me donne la motivation de continuer 🙂

PS : Dans l’histoire, je pense que le plus important du plus important c’est de gardé la pecheeeuh !!!

Ma vie professionnelle

Ma vie professionnelle

Il y a encore quelques années, je me pensais carriériste. J’avais un plan pour ma vie. Finir mes études, faire un premier enfant, créer une entreprise, faire un deuxième enfant, tout me semblait être en ordre et sous maitrise.

Même au début de la découverte de notre problème, je pensais que ça allait vite se résoudre. Et finalement… plusieurs années sont passées. Comme je voulais me concentrer dessus pour y arriver au plus vite, j’étais constamment sur Paris, j’en ai donc profité pour faire un master en digital marketing.

Et aujourd’hui, comme j’ai décidé qu’on faisait une pause jusqu’à l’année prochaine, j’ai au moins 6 mois à m’occuper en dehors de ce projet si prenant. Je me dis que ça me changerai les idées aussi. Je me cherche alors un travail.

Comme je suis rentrée au Village pour ces 6 mois, mes recherches d’emplois se résument au télétravail et au freelance. Télétravail parce que primo je n’ai pas envie de me montrer et segundo la zone de chalandise devient plus grande non ? Freelance parce que je n’ai que six mois et puis j’ai envie de me tenir disponible en cas de changement de planning dans notre projet.

Me voilà en lisant les offres d’emplois, je me rends compte que je ne suis absolument pas compétitive et limite je ne sais rien faire. J’ai peur de postuler, parce que finalement, je n’ai jamais rien fais de ma vie. Zéro expérience. J’ai fais des études certes, mais l’école n’était pas la plus prestigieuse de Paris. Des stages, j’en ai fais, mais pas des masses et ce n’était pas des plus formateur.

Je postulerais bien pour un Community Manager, mais suis-je capable de gérer toute seule ? J’ai des doutes. Rédacteur en content marketing ? Je ne suis pas bonne en rédaction. Event Manager ? Je ne suis pas suffisamment bonne en anglais….

Je me sens angoissée depuis quelque temps, je m’en sors pas avec ce fichu projet et je suis incompétente dans le milieu professionnel. Je tourne en rond depuis plusieurs années et rien n’avance. Je perds confiance en moi et je sais que ce n’est pas sain.

Je le sais car tout le monde autour de moi ont l’air d’être épanoui dans leur vie. Ils ont soit un enfant adorable, soit un travail passionnant. Souvent, les deux en même temps. Ca m’embête un peu de les voir. Pas que je n’ai pas envie, mais les sujets de conversation ne sont plus les mêmes. Je me sens exclu de leur topic de choix de biberons en verre ou en plastique et de couches Pampers ou Huggies. Je me sens surtout fatiguée de devoir répéter aux gens que je ne suis pas encore prête à avoir des enfants… Enfin bon, ce dernier n’était pas le sujet de ce soir ….

Que faire après une fausse couche ?

Que faire après une fausse couche ?

Que ce soit après une fausse couche naturelle ou pas, grossesse extra-utérine ou pas, accouchement ou pas, le mois après le « départ » de « l’embryon » est un moment important pour la femme, que ce soit sur le plan psychologique ou le plan physique. Nous appelons le confinement post-partum.

Totalement inconnue en France, mais il y a un vrai métier lié à ce mois sacré pour la femme dans les pays asiatiques. Issue de la médecine chinoise, ce mois consiste à rétablir voire changer le métabolisme de la femme. Ceci peut être particulièrement bénéfique pour les filles qui ont des règles douloureuses.

Le concept principale est de réchauffer le corps pour qu’il fonctionne « mieux ». (Le jour où je trouverai un meilleur mot pour expliquer ça, je reviendrai modifier l’article).

Avant, je n’y croyais pas trop mais après y avoir droit seulement en version light plusieurs fois, je finie par être totalement convaincue. Pourquoi light ? Parce que c’est plus complet suite à un accouchement.

Voici un extrait de la liste des choses que je n’avais pas le droit de faire :

  • toucher l’eau du robinet. Pour te laver les mains après les toilettes par exemple, tu peux utiliser de l’eau bouillie, préalablement refroidi.
  • s’approcher des frigos et congélateur. Pour ne pas attraper froid.
  • manger des truc crus, genre salade, glace, boissons fraiches. Ca fait rentrer de l’air et du vent dans le corps.
  • manger les trucs frit, pané …

Du coup, qu’est ce que j’avais droit ?

  • Rester couverte. Notamment les épaules, les cuisses, les genoux et le ventre.
  • Se reposer. Rester allongé le plus possible, ça permet à l’utérus de mieux se rétablir
  • Rester à la maison. Ce dernier n’est pas existentiel, car il s’agit plus de ne pas « attraper le vent ».
  • Boire beaucoup d’eau, chaude ou tiède.
  • Faire son shampooing le moins possible. Si c’est vraiment sale, utiliser de l’eau de gingembre. Le gingembre « chasse le vent » qui est dans le corps.
  • Se doucher chaque soir avec l’eau du gingembre.
  • Manger du gingembre. Pas tout cru, mais faire de la cuisine avec.
  • Manger des trucs chauds !! Genre du riz, de la soupe ….

Il reste une liste longue et interminable en fonction du village d’où on (ou la maman ou la personne qui s’occupe de toi) est issue.

N’hésitez pas à me poser des questions pour avoir plus d’explications. J’espère pouvoir être plus claire !

Nouvelle décision !

Nouvelle décision !

Après plusieurs jours de réflexions, la raison finit par nous retrouver. Nous avons finalement décidé de ne pas faire de tentative au mois de Juillet.

En effet, mes règles ne sont toujours pas arrivés à l’heure actuelle. Or, le médecin avait prévu que je prendrai la pilule le lendemain de mes règles et m’arrêterai le 17 juin, c’est-à-dire, demain.

Donc par conséquence, impossible de faire un transfert au mois de juillet. Ca nous conforte bien sur notre idée de vouloir reporter ça l’année prochaine ….

La fausse couche – 1 mois

La fausse couche – 1 mois

La fausse couche s’est faite maintenant exactement 1 mois. Il m’a fallu un peu de temps pour me rétablir. Psychologiquement et physiquement.

C’est aujourd’hui que Monsieur est reparti au village. Sa présence les deux dernières semaines passées m’ont fait beaucoup de bien. Bien que je m’y attendais un peu, je me fondue en larme dès que je l’ai eu pour moi toute seule à la maison. Je me pensais plus forte que ça… mais en faite c’était seulement les conditions et la personne qui manquaient.

On a fait pleins de choses lorsqu’il était là. Notamment, il m’a accompagné chez LE médecin pour faire un check up. Tout est nickel et rentré dans l’ordre selon ses dires. Il nous a même proposé de faire un autre transfert dès le mois de juillet. C’est-à-dire entamer à nouveau un traitement dès le « retour de couche ».

Je n’ai rien dis sur le coup, je n’étais pas emballée. Je ne me sentais pas prête et je trouvais ça un peu précipité. D’autant plus que je venais à peine de verser mes premiers larmes en guise d’un début de deuil pour Sésame.

J’ai tout de même pris les rendez vous nécessaire. Sait-on jamais ! Et nous avons quitté le cabinet. Je me suis remise à pleurer. Je crois que je n’ai jamais pleurer autant en si peu de temps ! J’ai l’impression que rien que d’en parler suffisait de me faire avoir les larmes aux yeux.

Ceci à durer un peu plus de 10 jours. Irritée, sensible, parfois un peu nerveuse et puis y a aussi le sentiment de ne pas être vraiment prête pour me relever et de continuer l’aventure. Finalement, je pense que j’ai digéré plus vite que prévu et j’ai décidé d’être prête pour Juillet.

J’ai fais un calcul simple et rapide. Monsieur avait un projet important à réaliser au boulot vers Mars Avril. Je l’ai forcé à le décaler afin de faire le transfert. Son projet est reporté pour Septembre Octobre Novembre. Pourquoi ça n’a pas pu se faire entre Avril et Septembre ? A cause des calendriers de chacun. Je ne peux pas faire ma capricieuse et faire encore décaler le projet. De toute façon, même s’il le voulait, ça serait impossible. Cette option n’est même pas a discuter.

Y avait alors deux possibilités devant moi. Primo : se ressaisir vite et être prête pour Juillet. Segundo : attendre 6 mois et faire le transfert l’année prochaine. La deuxième option me semblait bien loin. Très loin même. J’ai donc décidé de me lancer pour Juillet.

Ce n’ai peut-être pas très raisonnable de notre part. D’une façon ou d’une autre, on est tout les deux un peu blasés après tout les échecs. Je me fais un peu peur moi même, parce que dans un petit coin de ma tête trote l’idée de « au pire ça sera un autre échec ». Je ne sais pas si c’est très sain tout ça…

La seule décision raisonnable qu’on ait prise, c’est qu’on attends de voir d’abord comment vont se passer mes prochaines règles, qui devraient arriver d’ici peu. Et en fonction, je verrai si on se relance de suite ou pas….

Home – Mai 2017

Home – Mai 2017

Bonsoir à toute,

Ceci est mon premier blog, mon premier article. Je ne suis pas quelqu’un qui sache écrire, j’ai toujours eu de mauvaise note en expression écrite, mais j’avais seulement envie de m’exprimer, quelque part. Et si jamais mes expériences peuvent aider quelqu’un, j’en serai ravie ! D’ailleurs, c’est bien en lisant les expériences des autres que j’ai trouver le courage d’écrire moi aussi.

Eh bien, on va considérer que ceci sera désormais mon journal intime. On va dire ça comme ça.

Pourquoi je suis là ? Heum … Commençons par le commencement. Tout d’abord, comme vous le voyez, je suis en parcours fiv. Si vous tombez aujourd’hui sur mon blog, j’imagine que vous avez tapé « fiv blog » comme mot clés sur votre moteur de recherche.

Comme toutes les femmes qui sont dans ce même parcours, nous avons toutes des expériences, des émotions ou même des sensations complexes et indescriptibles à exprimer. Bien que nous ne sommes jamais seule dans notre aventure, cela ne nous empêche pas de se sentir (très) souvent seule. Après tout, personne n’est tout le temps à nous écouter et à recueillir nos ondes négatives. Eh bien, voilà pourquoi je suis là.

En quoi mon blog est différent ? Parce que, contrairement à d’autres personnes, mon blog ne commence pas depuis le début de l’aventure, mais bien au beau milieu de nulle part. Je suis déjà à mon deuxième médecin, Fiv3 post ponction. J’ai déjà eu 2 fiv icsi, 5 transferts dont 1 frais, 10 embryons et bien sûre, 10 échecs !

Où se trouve le problème ? Masculin, Mr Chéri est OATS. Mme Chérie, ovaire polykystique mais pas grave apparemment.

10 Mai 2019 – Sesame me quitte

10 Mai 2019 – Sesame me quitte

Sesame,

Je choisis aujourd’hui pour écrire, parce que ma première goutte de sang est enfin arrivée. Ce qui signifie pour moi l’échec de mon 8e transfert d’embryon et que Sesame me quitte pour de bon.

Ca faisait 3 jours que je l’attendais, depuis qu’on a confirmé ma fausse couche le 07 mai 2019. Je suis passée de « vouloir garder l’embryon à tout prix », à « évacuons au plus vite pour passer à autre chose ».

Comment suis-je arriver là ?

Mars – Mai 2019

On avait tout prévu pour cette fois ci. Dès le transfert, je suis restée sagement à la maison, seulement une petite promenade tout les 2 jours. En plus, une semaine avant le transfert, je suis tombée malade. Je toussais comme pas possible, et je refusais de prendre quelconque médicaments. Et cette toux ma poursuivie jusqu’au jour de la prise de sang.

Durant cette période, je cherchais partout sur internet, si la toux empêchais l’implantation d’un embryon. Bien que l’infirmière m’avait dit que ce n’était pas possible. Elle m’a aussi dit que personne n’accouchait par la bouche ! Remarque, c’est vrai, mais j’avais tout de même peur, c’était plus fort que moi. Jusqu’au jour où la prise de sang m’avait confirmé qu’il était bien là !

BHCG positif ! Super ! On a appelé les parents de suite pour leur annoncé la nouvelle. Mais bizarrement, ni Monsieur ni moi n’étions vraiment heureux, ou plutôt, on ne s’était pas permis de sauter de joie. La preuve est qu’aujourd’hui, Sesame nous quitte.

Je me remémore mes 6 dernières semaines. J’avais l’impression de remplir une check list. J’enchainais des examens.

Epreuve 1 : Doublement des Bhcg. Celui ci je l’avais déjà eu. Ca ne veut pas dire grand chose, juste pour dire qu’il grandit. Pendant 10 jours, je faisais une prise de sang tout les deux jours, jusqu’au jour où on pouvait enfin l’apercevoir à l’écho.

Epreuve 2 : L’embryon au bon endroit. Bingo ! C’est fait ! C’est le plus loin qu’on soit arrivé ! La gynéco nous a remis une copie d’écran de Sesame. C’était la première fois que me remettait une chose pareille ! On était tout les deux aux anges.

Epreuve 3 : Prions que ce ne soit pas un oeuf clair. Youpii ! C’est fait ! Je sais pas si c’est possible dans le cadre d’une fiv, mais j’étais inquiète. Jusqu’au moment où le gynéco nous montre un trait représentant l’embryon.

Jusqu’à ma 5sa, et tout se passait bien. Sesame grandissait bien, à la bonne place.

On commençait à s’attacher à Sesame et on commençait à se dire que cette fois ci c’est la bonne. A la 6sa+2, la gynéco dit qu’on pourrait peut-être voir l’activité cardiaque avant le retour au Village de Monsieur. Après tout, ça sera un grand pas de fait dans cette aventure.

On avait hâte de cette consultation, on avait hâte de pouvoir voir l’activité cardiaque même si on ne pouvait pas encore l’entendre. Le jour J est arrivé. On a beau cherché, on a rien trouvé. La gynéco dit qu’on se voit très souvent, que c’est peut-être encore trop petit, qu’il n’y a rien d’inquiétant parce que la cavité vitelline grandit bien. Elle nous propose alors qu’on se revoit dans 6 jours.

Monsieur est reparti au Village, mais on était tous confiant. Après tout, c’est vrai qu’on fait souvent des échos et c’est vrai qu’il soit encore un peu petit. Un peu de patience quand même !

Le jour J arrive encore. La gynéo n’a toujours rien trouvé. Pour le coup, elle me dit que ça devient inquiétant. Bien que la cavité vitelline continue de grandir, Sesame avait 2 semaines de retard par rapport au terme. Mais comme il a tout de même grandit, elle me suggère de bien continuer le traitement pour se donner une dernière chance et qu’on se revoit la semaine prochaine. Et elle avait bien dit que c’était 50/50.

L’après midi même, j’avais rendez vous avec mon gynéco de fiv pour une consultation post transfert. Je lui ai raconté mes consultations avec ma gynéco. Il me fait une écho et il me dit : C’est une fausse couche. Madame, vous n’avez vraiment pas de chance. Après les GEU, maintenant c’est une fausse couche. Arrêtez le traitement, et ça s’évacuerait tout seul. On se revoit dans 2 semaines pour faire un contrôle.

J’étais restée calme. Je lui ai demandé s’il ne pouvait pas y avoir un écart entre le temps de nidation et le terme de la grossesse. Il a dit que ce n’était pas possible lors d’un transfert. J’ai demandé ensuite si je ne devais pas encore attendre un peu avant d’arrêter le traitement. Il m’a dit non catégoriquement. Il dit aussi que ce n’était pas bien de le garder en moi, ce n’est pas bon pour l’utérus.

Je crois que j’étais bornée. Je ne voulais rien comprendre de ce qu’il m’a dit, je suivais la suggestion de ma gynéco. Après tout, arrêter le traitement une semaine avant ou une semaine après n’était plus ce qu’il y avait de plus important pour mon utérus. Et puis, et si Sesame était seulement un peu timide ?

J’ai donc maintenu le traitement une semaine de plus, jusqu’au jour de la consultation. Entre temps, chaque nuit de faisait des rêves différents. Chaque matin, je regardais sur internet ce que signifiait mes rêves. Tous avait l’air d’être bien, ça présageait que Sesame était en bonne santé, que j’accoucherai d’un bébé en bonne santé. A J-2, je rêvais que je voyais un clignotement en guise d’activité cardiaque sur l’écran d’échographie. A J-1 je rêvais que j’entendais les battements de son coeur, bien fort, bien rythmé et je sautais de joie au sens propre du terme.

Le jour J est arrivé. Comme les deux dernières fois, mon coeur battait à la chamade. Une fois rentrée dans le cabinet, on est allé droit au but. Echo vaginal. Et là verdict, toujours pas d’activité cardiaque et en plus la cavité vitelline n’a pas grandit depuis la semaine dernière. Ma fausse couche est confirmée.

Epreuve 4 : Activité cardiaque. Mission non accomplie.

La gynéco me dit que pour la taille de Sesame, en arrêtant le traitement, il s’évacuera tout seul. Parcontre, comme il est très bien implanté, je risquerai d’avoir très mal.

Je ne sais pas si je suis sous le choc ou j’ai déjà l’habitude des échecs, je trouve que j’ai plutôt bien encaissé la nouvelle. Pas de pleurs, ni de cris. Une fois que la gynéco ma indiqué ce qui va se passer par la suite, je lui ai simplement demandé comment ça va se passer pour le prochain transfert. Peut être que c’est un moyen pour moi d’affronter ce malheur ?

Sesame, ça faisait 6 semaines que tu habitais dans mon corps. Nous sommes ravis de t’avoir rencontré. Merci d’être venu nous rendre visite. Ca nous fait mal que tu nous quittes aujourd’hui, mais on se dit que ça doit être ton choix. C’est peut être mieux pour toi. Sache que même si on s’est connu que peu de temps, nous t’aimons, nous nous souviendrons de toi et nous serons toujours prêt à t’accueillir.